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COMITÉ JEUNESSE

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Prix Relève 2019 : Portrait d’une infirmière inspirante.

Déjà 2020 ! Après une année 2019 remplie de gains et d’avancées pour les infirmières et infirmiers du Québec, il est important de se féliciter de voir la profession d’infirmière devenue une priorité comme agent de changement et accès aux services de santé. À cet égard, le comité Jeunesse régional a décerné à l’automne 2019 un prix Relève à une infirmière passionnée et impliquée dans son milieu et sa communauté. Afin de bien commencer l’année, nous avons dédié ce Cyberjourn@l à notre lauréate.

Créative, innovante, impliquée, motivée, entreprenante, passionnée : voici quelques-unes des qualités attribuées à notre candidate par ses pairs. Infirmière clinicienne au CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, cette professionnelle porte une multitude de chapeaux : membre active des Forces armées canadiennes (FAC) où elle se dévoue auprès des Cadets de l’Aviation royale du Canada, membre du comité de Relève infirmière (CRI) du CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean, membre du projet de développement d’un protocole Télésoins sur les troubles de conduites alimentaires à Chicoutimi et études en maîtrise de recherche en sciences infirmières sur ce sujet. Sans en dire plus, voici une entrevue sous forme de questions-réponses afin d’en apprendre davantage à son sujet. Avec une grande fierté et un immense intérêt, nous vous présentons la lauréate du prix Relève 2019 : Mylène Tapin-Cyr!

Tout d’abord, parle-nous de ton cheminement professionnel.

Qui est Mylène Tapin-Cyr? Quelle est la motivation à t’impliquer dans ton milieu?

« J’ai fait ma technique en soins infirmiers au Cégep de Jonquière et je suis diplômée du baccalauréat de l’Université du Québec à Chicoutimi programme Sciences infirmières depuis 2016. Actuellement, je suis en dernière année de maîtrise en sciences infirmières, volet recherche. Mon projet concerne les troubles de conduites alimentaires. Mon cheminement professionnel est sans doute semblable à celui de la majorité des infirmières et infirmiers qui commencent leur carrière dans les différents milieux cliniques. Je travaille en néonatalogie et pédiatrie à l’Hôpital de Chicoutimi et j’effectue des remplacements dans diverses cliniques ambulatoires de deuxième ligne. Les trois dernières années m’ont permis de mettre à profit mes multiples apprentissages. Ma motivation principale est de travailler avec une clientèle importante et une équipe de travail formidable hors du commun. »

Pourquoi es-tu impliquée dans les Forces armées canadiennes? Qu’est-ce que cela apporte à une infirmière?

« Dès l’âge de 12 ans, j’étais dans les Cadets de l’air, et mon cheminement personnel et professionnel m’a poussée à m’enrôler au sein des FAC. En travaillant auprès des jeunes de la région, je peux redonner une partie de ce que m’a offert ce programme jeunesse. De plus, l’environnement me stimule et les défis sont présents. J’ai toujours été très structurée et organisée, ce qui concorde avec les FAC. Leurs valeurs de base ressemblent à celles du milieu des soins infirmiers. De plus, je suis persuadée que ce cadre de travail améliore la structuration des soins et les méthodes d’organisation : leadership, estime de soi, respect, partage, dépassement de soi, etc. (Ce sont les exemples plus concrets des bénéficies pour une infirmière). »

Que t’apporte l’implication comme relève infirmière?

« Le développement des connaissances et des apprentissages est, selon moi, le plus gros apport. Il y a aussi le sentiment du devoir accompli et de la réussite personnelle qui influence beaucoup le niveau d’implication. »

Selon toi, comment la relève peut-elle s’impliquer?

« Le niveau de détermination et d’implication est différent selon chaque personne. Cependant, à mon avis, la relève s’implique quand elle a l’occasion de le faire. Il n’est pas nécessaire de changer le monde, mais plutôt de, quotidiennement, faire une différence dans son milieu de travail. Je crois que la relève possède de nombreuses qualités et qualifications pour acquérir des connaissances optimales et appliquer les concepts de base des soins infirmiers. »

Parlons maintenant de la relève infirmière de manière plus large.

Quelle vision as-tu de la relève infirmière ?

« Ja relève infirmière prendra la place de celles et ceux qui prendront leur retraite bien méritée. Je souhaite que ces professionnels transmettent leurs connaissances et leurs grandes expériences des milieux cliniques aux infirmières de la relève. Bien sûr, la relève infirmière sera différente en raison des nouvelles technologies émergentes, des formations offertes en région et de l’avancement des connaissances en soins infirmiers. La relève infirmière actuelle offre des soins de qualité aux patients et à leurs familles et a davantage d’autonomie professionnelle. Les infirmières ont aussi la chance d’avoir une université dans leur région, ce qui favorise leur éducation supérieure. »

À ton avis, quelle place les jeunes infirmières et infirmiers doivent-ils prendre dans nos milieux ?

« Sans vouloir me répéter, ils doivent mettre à profit leurs connaissances sans trop causer de remous auprès du personnel expérimenté. Nous sommes une autre génération prête à commencer notre carrière et les infirmières et infirmiers d’expérience doivent nous épauler dans notre processus. »

Dans ton quotidien, comment prends-tu ta place comme relève ?

« Inévitablement, je cherche à déterminer où s’arrête mon droit d’agir. C’est un peu comme définir où sont les marges de manœuvre dans ce monde où le temps file à vive allure et où toute la pression sociale est forte. Je m’assure en tout temps de connaître mes fonctions et comment optimiser mon temps de travail. J’aime beaucoup améliorer les outils de travail et les ajuster lorsque c’est opportun de le faire. Je pratique tous les champs de ma profession pour lesquels je suis qualifiée et efficace. De plus, je tente au maximum d’agir de façon autonome. C’est-à-dire que je m’assure de pouvoir dispenser des soins de qualité aux usagers et de collaborer au maximum avec mon équipe de travail multidisciplinaire. Il est certain que, comme relève, je m’entoure et base mes activités sur des données probantes ou encore des piliers importants des soins infirmiers (chef de service, OIIQ, DSI, etc.). À mon avis, la clé est la collaboration entre ces derniers et la relève! Je prône les valeurs suggérées par le CIUSSS, mais j’y ajoute les miennes si importantes pour moi. Celles-ci teintent mon exercice professionnel et font de moi qui je suis. »

Par curiosité, si tu désires nous en parler, as-tu des projets pour l’avenir ? Un plan de carrière bien défini ?

« Mes projets à long terme sont de terminer ma maîtrise, d’avoir un poste que j’aime et d’être heureuse dans ma vie personnelle. Je ne sais pas réellement où la vie m’amènera. En fait, j’aimerais avoir un poste dans une clinique spécialisée afin de pouvoir évoluer et cheminer auprès d’une clientèle spécifique. J’adore relever des défis alors il est certain que j’aimerais en avoir l’occasion au cours de ma carrière. »

En terminant, as-tu des conseils pour la relève infirmière ou les infirmières mentors ?

« Il faudrait toujours chercher à s’améliorer chaque jour que l’on soit de jeunes infirmières ou encore des infirmières expérimentées. Je suggère à toute la relève de se trouver une vision du travail pour se motiver et continuer son implication quotidienne. Pour ma part, ma doctrine serait sans doute : « Tu es convaincant, quand tu es convaincu ». C’est-à-dire qu’il est possible de réaliser n’importe quoi à condition d’être convaincu de pouvoir le faire. 

En terminant, votre comité Jeunesse vous souhaite une année 2020 à la hauteur de vos attentes et nous félicitons une dernière fois Mylène Tapin-Cyr pour ce prix. Notez que le prix Relève revient cette année, alors saisissez l’occasion!

Jérémie Beaudin, inf., M. Sc.
Responsable des communications du Comité Jeunesse ORIISLSJ/NQ

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