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COMITÉ JEUNESSE

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L’après-BAC : Études supérieures en sciences infirmières  

Pour commencer en force cette nouvelle année scolaire, quoi de mieux que d’évoquer de futurs projets ! À la même date (ou presque !) l’an passé, j’abordais une des possibilités de carrière pour une infirmière : le travail nordique. Aujourd’hui, je poursuis en vous parlant des études supérieures en sciences infirmières.

Pour nombre d’entre vous, le parcours universitaire se termine une fois le diplôme acquis. Pour les sciences infirmières, il consiste en une technique en soins infirmiers ou un baccalauréat en sciences infirmières, des parcours classiques, mais il en existe d’autres. Vague projet ou but ultime, les études supérieures en sciences infirmières demeurent une option à considérer. En me basant sur mon expérience et celle de mes collègues, je vous fournis quelques pistes de réflexion pour la poursuite de votre formation.

Pourquoi faire des études de 2e et 3e cycles en sciences infirmières ?  

J’ai tellement entendu cette réflexion ! Entre les « pourquoi » et les « à quoi ça sert? », j’en suis presque arrivée à douter de ma décision. Il existe plusieurs réponses à ces questions et, heureusement, aucune n’est mauvaise. Grâce aux études de 2e et 3e cycles en sciences de la santé (incluant les sciences infirmières), vous aurez de nombreuses possibilités d’emplois (recherche, enseignement, gestion, etc.). Pour ma part, en suivant les études de 2e cycle, je voulais faire avancer les sciences infirmières en contribuant à l’enseignement. J’aime le domaine universitaire, un milieu stimulant et positif qui concorde avec ma personnalité. Avant tout, il est essentiel de se questionner sur ses aspirations personnelles et professionnelles.

Parmi les choix suivants, que désirez-vous?

Faire de la recherche ;

Enseigner à l’université ;

Devenir gestionnaire ;

Devenir conseillère dans le réseau de la santé ;

Devenir infirmière praticienne spécialisée (IPS) ;

Accroître simplement vos connaissances et améliorer votre pratique professionnelle ;

Vous spécialiser dans un domaine particulier.

Sachez que cette réflexion est laborieuse, surtout en début de carrière, en présence de nombreuses avenues qui semblent toutes vous passionner. Toutefois, le jeu en vaut la chandelle. Pour le moment, vous n’avez peut-être pas de réponse à ces questions, mais gardez en tête la possibilité de retourner sur les bancs d’école même après le grand saut dans le monde du travail. D’ailleurs, quelques années de pratique sont parfois nécessaires pour se connaître davantage, professionnellement parlant. Pour certains programmes (p. ex., infirmière praticienne spécialisée (IPS)), il faut même avoir exercé un nombre d’heures minimal.

Donc, questionnez-vous sur votre carrière. Et surtout, ne vous laissez pas décourager par vos pairs. Ne vous faites pas prendre au piège, motivez-vous pour les bonnes raisons et ne vous fiez qu’à vous-même. Finalement, votre carrière, c’est votre cheminement. Une fois votre choix éclairé, questionnez-vous sur les éléments nécessaires pour y arriver.

Quels sont les programmes existants ?  

Au même titre qu’un consentement libre et éclairé, vous devez avoir toutes les cartes sur la table avant de vous décider. Plusieurs programmes de 2e cycle existent, mais tous ne vous permettront pas d’arriver à vos fins. Voici ce qui s’offre à vous :

Pour la recherche

Pour acquérir des connaissances en recherche et ainsi ouvrir plusieurs portes, tant dans l’enseignement à titre de chargé de cours à l’université, comme assistant de recherche ou bien conseiller en soins infirmiers, une maîtrise en sciences infirmières (avec mémoire) fournit les compétences pour y arriver. De plus, celle-ci permet de poursuivre des études doctorales en recherche en sciences infirmières, si tel est votre but. Plusieurs universités québécoises offrent ce programme, dont l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Pour la gestion

Certains programmes existent en sciences infirmières pour les infirmières et infirmiers visant à approfondir leurs connaissances en gestion de la santé. Certaines universités ont développé des expertises, notamment l’École nationale d’administration publique (ENAP) et l’Université de Montréal (UdeM). Sont offerts à l’ENAP  des diplômes de 2e cycle en gestion de la santé et des services sociaux ; à l’UdeM, une maîtrise en administration des services de santé, option gestion des services infirmiers. Toutefois, plusieurs universités proposent des maîtrises en gestion des organisations, mais ces connaissances ne sont pas spécifiques au domaine de la santé.

Pour la clinique

Pour approfondir vos connaissances cliniques ou vous spécialiser à titre d’IPS ou d’infirmière clinicienne spécialisée (ICS), il existe quelques programmes de 2e cycle, notamment la maîtrise en sciences infirmières (profil clinique) ou la maîtrise/DESS en sciences infirmières d’IPS. Grâce à ces enseignements plus axés sur la clinique, vous pourrez atteindre nouveau titre de pratique ou devenir conseillère-cadre dans le réseau.

De quoi ai-je besoin pour commencer un tel programme ?  

Selon le programme, je vous suggère de lire les conditions d’admissions disponibles pour consultation sur les divers sites universitaires.

Toutefois, voici quelques conseils personnels supplémentaires :

  • Planifiez votre projet, vous éviterez ainsi stress et imprévus.
  • Notez les sujets de recherche que vous aimeriez approfondir et, si possible, trouvez des mentors dans ce domaine. Ils vous aideront à concrétiser votre pensée. Ce sont des mines d’or d’information et de conseils.
  • Discutez avec les personnes-ressources des programmes pour vous informer et obtenir du soutien pendant vos démarches. Elles sont le mieux placées pour vous encadrer.
  • Si vous préparez un baccalauréat ou le prévoyez, rappelez-vous l’importance d’obtenir de bonnes notes, dès le départ. En plus de stimuler votre apprentissage, vous ne vous pénaliserez pas pour plus tard.
  • Entourez-vous de personnes stimulantes et motivantes. Un bon réseau de soutien aide à mieux traverser des périodes difficiles.
  • Lors d’une poursuite au deuxième cycle, la question financière est souvent un problème. Informez-vous sur les prêts et bourses des études de 2e cycle.
  • Sachez qu’il est souvent possible de faire des études de 2cycle à temps partiel. Dans l’indécision, vous vous remettrez tranquillement dans le bain.
  • Pesez le pour et le contre d’un tel cheminement et rédigez vos questions avant même de commencer.
  • Nombre de compétences seront nécessaires pour effectuer des études de 2e cycle : motivation, assiduité, autonomie, autodidaxie, persévérance, curiosité, esprit critique, efforts soutenus, et bien d’autres.
  • Considérez le positif et renforcez-le. Il est trop facile de se démotiver pour des raisons futiles et de regretter plus tard ses actions.

Pour celles et ceux souhaitant en apprendre davantage sur les études supérieures, consultez le lien suivant. Il s’agit d’un guide pratique assez exhaustif sur la préparation aux études supérieures par l’Association canadienne pour les études supérieures (2012).

» Études supérieures : un guide pratique (PDF)

Finalement, gardez en tête que ce cyberjournal ne présente pas toutes les possibilités et qu’à la suite de cette lecture, vous vous poserez encore bien des questions. Toutefois, il s’agit d’un aperçu de ce qu’offrent des études supérieures, soit un investissement considérable et enrichissant.

 

Jérémie Beaudin, inf., M. Sc.
Responsable des communications du CJORIISLSJ/NQ

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