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COMITÉ JEUNESSE

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Le travail en région éloignée 

Jérémie Beaudin, inf., B. Sc., Responsable des publications du CJORIISLSJ-NQ
Jérémie Beaudin, inf., B. Sc.,
Responsable des publications
du CJORIISLSJ-NQ

Pour la majorité d’entre vous, l’automne est synonyme de nouvelles résolutions, de changement et de nouveaux projets. Cependant, il n’est pas toujours évident de faire des choix quant à notre avenir et à notre carrière. Pour la relève infirmière, je me plais à dire qu’il n’y a pas de mauvais choix; que de belles occasions. Ce cyberjournal traitera donc de l’une des nombreuses possibilités qui s’offrent à la relève : le travail en région éloignée.

Vous l’aurez remarqué, beaucoup de publicités sont faites sur les plateformes de la discipline infirmière pour recruter les infirmières aux confins du Nord. Plusieurs en rêvent, mais peu le réalisent. Bien que la pratique au « sud » soit tout aussi gratifiante, le dépaysement du nord est une expérience complète : autant professionnelle que personnelle. En tant que comité jeunesse régional couvrant aussi le Nord-du-Québec, il était logique de parler de cette incroyable possibilité de carrière qui s’offre à la relève.

Travailler au Nord : par où commencer? 

Bien des raisons peuvent motiver quelqu’un à vouloir travailler au Nord. La prise de conscience de ces raisons constitue une première étape du processus, du cheminement, que l’infirmière devra effectuer afin de se préparer. Dans les faits, la recherche d’emploi au Nord débute par les offres disponibles, souvent accessible en ligne. Différentes plateformes de recherche d’emploi vous permettront de trouver des offres en ligne (voir la fin de l’article, j’ai fait une partie du travail pour vous). Pour vous démêler rapidement, il existe trois grands réseaux de prestation de services dans le Nord, organisés selon la région : la Baie-James (Conseil Cri de la santé et des services sociaux de la Baie-James), la Baie d’Hudson (Centre de santé Inuulitsivik à Puvirnituq) et la Baie d’Ungava (Centre de santé Tulattavik de l’Ungava à Kuujjuaq). Ces réseaux sont intégrés au système public et il sera possible pour les personnes intéressées de faire une demande de congé nordique, comme convenu dans la convention nationale en vigueur dans le réseau de la santé. Il existe également des agences de placement infirmier spécialisées dans le travail au Nord et qui desservent certains dispensaires du territoire.

Suis-je prêt pour le travail nordique? 

Avant même d’entreprendre les démarches, il est important de se questionner sur son propre cheminement professionnel. Le travail au Nord exigera des compétences rigoureuses, telles que l’autonomie, le leadership, la capacité d’adaptation, la gestion du stress et bien d’autres. L’expérience professionnelle acquise sera aussi pertinente à l’offre d’emploi. Souvent, de l’expérience dans les domaines de soins critiques (urgence, soins intensifs) sera souhaitée. Toutefois, elle n’est pas toujours essentielle et une expérience variée pendant quelques années pourra satisfaire l’employeur. Le profil recherché par l’offre d’emploi vous éclairera sur les exigences du poste. Alors, si vous visez le Nord, assurez-vous d’aller chercher de l’expérience variée, dont en première ligne. Autre aspect moins abordé, mais essentiel au travail nordique : la langue. L’anglais est prédominant dans le Nord et la candidate en recherche d’emploi devra s’attendre à travailler en anglais. Le bilinguisme est donc souvent un prérequis. Enfin, plus personnellement, il importe de se questionner si ce type de travail, en région éloigné, avec des ressources plus limitées, est fait pour vous.

Comment m’y préparer? 

Comme à l’habitude, deux documents classiques seront demandés : curriculum vitae (CV) et lettre de présentation. Il s’agit là de votre publicité, la première impression. Prenez donc le temps de bien monter ces documents. De plus, certains employeurs demandent ces documents en français ainsi qu’en anglais. Pour mieux cibler les éléments à travailler, fiez-vous à l’offre d’emploi et au profil recherché. Cela vous aidera à monter votre lettre de présentation.

Advenant le cas où vous êtes convoqué en entrevue, une bonne préparation mentale est idéale. Tout dépendant de la situation, il peut être nécessaire de se déplacer vers les grands centres pour l’entrevue (ex. : Montréal). La visioconférence peut être suggéré également. Durant l’entrevue, plusieurs sujets peuvent être abordés et on oublie souvent de se poser ce type de question dans la vie de tous les jours. Voici donc une liste non exhaustive des sujets qui peuvent être abordés :

  • Description de sa personne (votre expérience ; votre cheminement professionnel/personnel) ;
  • Les raisons qui vous motivent à vouloir travailler au Nord;
  • Des qualités et des aspects que vous devriez travailler;
  • Exemples de diverses situations vous concernant et vos réactions (travail interdisciplinaire; situation conflictuelle; gestion de crise);
  • Mises en situation clinique en contexte de région éloignée (pédiatrique; urgence/trauma; périnatalité; santé communautaire; etc.).

Il est à noter également que l’entrevue peut se dérouler tant en français qu’en anglais. Se familiariser avec le jargon médical anglais vous évitera donc de figer pendant l’entrevue. Cliniquement, puisqu’il est souvent question de rôle élargi, une préparation théorique sur des aspects cliniques, ainsi que les démarches pratiquées au Nord (ex. : rédaction des notes, selon la méthode SOAP) vous préparera à toute éventualité.

Il est évident que le travail nordique exigera une grande préparation, autant personnelle que professionnelle. Le contenu cité ci-haut provient de plusieurs expériences partagées, autant par des collègues que moi-même, et ne constitue rien d’officiel. Toutefois, j’ai tenté de cibler certains éléments à connaître avant de se lancer dans ces démarches. En espérant que cela vous éclaire davantage, je vous invite à lire sur le sujet et à vous imprégner des expériences. Peut-être serez-vous tenté par l’expérience?

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Jérémie Beaudin, inf., B. Sc.
Responsable des publications du CJORIISLSJ-NQ

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